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Sépulture d'Auguste Labouret

au Crozon (Finistère)

 

Trop peu connu, Auguste Labouret est pourtant considéré comme un «  technicien consommé des Arts du verre et de la mosaïque, dessinateur inventif, il est un pionner de la renaissance du vitrail. »

Dès 1903, il expose au premier salon d’automne dans les sous-sols du petit Palais à Paris un vitrail intitulé « Vague ». Très vite, il va se lancer dans la mosaïque, technique peu connue. A Saint-Quentin il réalise un des fleurons de l’Art-déco, un trésor caché derrière des murs de briques: le buffet de la gare.

Auguste Labouret nait à Laon le 20 mars 1871.

Dans la famille Labouret, on est ou avoué ou notaire.

Son père Emile Adolphe Labouret est avoué , sa mère Marie Albertine Millet est d’Hirson. Son grand-père Louis Millet y est notaire.

C’est donc tout naturellement qu’Emile  Labouret  va inciter son fils à poursuivre des études de droit.

Mais voilà, être avoué ou notaire ... Auguste ne le veut pas, il préfère s’orienter vers les Arts. Il est vrai qu’il a passé toute son enfance près de la cathédrale de Laon puis de celle d’Amiens.

Dès son arrivée à Paris, il visite tous les   musées et finit au bout de 2 ans par s’inscrire à  l’école des Beaux-arts. Il suit les cours de suit les cours de l’école du Louvre, de l’Académie Julian, et de l’atelier Colarossi

En 1906, il se marie avec Jeanne Sauer

1908, naissance de sa fille Claire qui travaillera avec lui.

En 1913, il est officier de l’Instruction publique

En 1919, il est chargé de rédiger un rapport sur l’état des verrières classées de France.

En 1921, il achète une propriété à Kerveron à la pointe de Crozon. Il réalise de nombreux  vitraux dans des églises bretonnes: Le Folgoët   Penmarc'h ( 1954), St Pol de Léon  (1954), Morlaix ( 1956), Brignogan  ( en 1956 puis 1960), Roscanvel ( 1952), Clohars-Carnoët (1954), L’Hôpital-Camfrout  (1955), Brest …

En 1933, il dépose, en France, le brevet n°756065 du vitrail en dalle de verre  cloisonné ciment, brevet qu’il dépose en Suisse, Belgique, Angleterre, Allemagne. Et, désormais, il réalise ses vitraux suivant cette nouvelle technique

En 1937, il est président de la classe vitraux pour l’exposition universelle à Paris.

En 1938 ; il est chevalier de la Légion d’honneur. Il entreprend les mosaïques de la Basilique de Beaupré au Canada, ce qu’il considère comme étant son chef d’œuvre.

Pendant la guerre, Claire gère l’atelier de Paris, son père est au Canada.

En 1945, il emporte le prix pour la réalisation de 240 vitraux de la cathédrale Sainte-Anne de Beaupré

Il ferme son atelier en 1962

Il se retire à Kerveron en Bretagne.

Il y décède le 13 février 1964.

 

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