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Chaleurs extraordinaires durant onze siècles.

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Nous croyons devoir mettre sous les yeux de nos lecteurs la liste suivante de toutes les années citées depuis onze siècles par les historiens comme ayant éprouvé des chaleurs extraordinaires. Puisse ce document leur rendre les ardeurs du soleil un peu moins cuisantes, en leur rappelant ce qu’on souffert nos aïeux !

En 738, les chaleurs de l’été furent si grandes en France et en Europe, que la plupart des sources tarirent et que des milliers de personnes moururent dans les tourments de la soif ;

En 879, les moissonneurs qui se hasardaient à sortir dans le milieu du jour tombaient morts dans les champs.

En 990 et 994, les moissons furent totalement brûlées. Une affreuse famine s’ensuivit.

En l’an 1000, de fameuse mémoire, toutes les rivières et les sources furent desséchées en Allemagne. Le poisson mourut, se putréfia et donna lieu à une épidémie. Au dire des populations crédules, le feu devait être l’agent de la destruction du monde.

En 1022, un nombre incalculable d’hommes et d’animaux moururent de chaleur.

En 1132, la terre se fendait, les rivières et les sources disparurent en Alsace. Le Rhin fut à sec.

En 1152, plusieurs œufs furent cuits dans le sable.

En 1160, à la bataille de Bela, un grand nombre de soldats moururent de chaleur.

En 1276 et 1277, en France, manque absolu de fourrage par suite de chaleurs.

En 1303 et en 1304, la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube furent traversés à pied sec.

En 1440, grandes chaleurs.

Pendant quatre années successives, en 1538, 1539, 1540 et 1541, chaleurs excessives qui tarirent presque entièrement ces rivières.

En 1556, grande sécheresse dans toute l’Europe.

En 1615 et 1616, chaleurs accablantes en France, en Italie et dans les Pays-Bas.

En 1646, on compta consécutivement cinquante-huit jours de chaleur excessives ;

En 1678, chaleurs très fortes.

La première année du dix-huitième siècle et les suivantes furent excessivement chaudes.

En 1718, il ne plut pas une seule fois du mois d’avril au mois d’octobre : les récoltes furent brûlées : les rivières se desséchèrent et les théâtres durent fermer par ordonnance du lieutenant de police : les thermomètres marquèrent 36° Réaumur. Dans les jardins susceptibles d’être arrosés, les arbres fruitiers fleurirent deux fois.

En 1723 et 1724, les chaleurs furent extrêmes.

En 1746, été très chaud et très sec qui grilla les récoltes. Pendant plusieurs mois, il ne tomba pas d’eau.

En 1748, 1754, 1760, 1767, 1778, 1788, les chaleurs furent excessives.

En 1811, année de la célèbre comète, l’été fut très chaud et le vin délicieux, même à Suresnes.

En 1818, pendant près d’un mois, les théâtres restèrent fermés. Le maximum de la chaleur atteignit 35 degrés.

En 1830, pendant qu’on se battait les 27, 28 et 29 juillet, les thermomètres marquaient 36° centigrades.

En 1832, pendant le combat des 5 et 6 juin, le thermomètre atteignit 35 degrés.

En 1835, chaleurs accablantes ; le thermomètre marqua 34 centigrades. La seine fut presque à sec.

En 1850, lors de la seconde apparition du choléra, le thermomètre s’éleva à 34° centigrades.

Journal de Saint-Quentin. juillet 1852. Médiathèque de Saint-Quentin.

Commentaires

Guille, le juillet 11, 2022, 16h26

En espérant que la température ne dure pas . On s’aperçoit que ce n’est pas exceptionnel. Félicitions pour ces connaissances.

Pityi Palkó, le septembre 23, 2022, 04h00

Merci pour cet documentation ! Il y a toute un population mobilisisée et donc utilisée sur terre en ce moment, qui organisent manifestent ou même détruisent des voitures arrêtent le nucléaire et d’autres engins au nom de la hausse de température. La question Climat est politiquement manipulée..occupant des jeunes esprits. ..ainsi cachant/camouflant une politique mondial dangereux en marche.

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