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Le tarif des petites voitures

                           

Conseil municipal de Saint-Quentin

Le tarif des Petites- Voitures

 

Après la lecture du procès-verbal, M. Charles demande la parole au sujet du nouveau tarif des Petites-Voitures. Il n’est pas partisan du tout de l’augmentation du tarif de la course, passé de 0fr. 80 à 1fr.20 quand la voiture est envoyée à domicile. Le client continue à payer le même prix qu’auparavant, car il supprime le pourboire et, finalement ce sont les cochers qui subissent en partie les conséquences de cette augmentation. Ils sont payés de 60 à 70 francs par mois ; le pourboire entre en ligne de compte pour l’établissement de leur salaire. D’un autre côté les ouvriers ont parfois besoin d’un fiacre, pour aller à l’Hôtel-Dieu, par exemple, et c’est toujours à la course qu’ils le prennent : il n’y a que le tarif de la course qu’il soit intéressant de ramener à l’ancien prix. Quant à la Compagnie, il n’y a pas à la plaindre ; elle se rattrape dans les cérémonies. C’est ainsi que pour transporter Mirman et le cortège qui inaugura les maisons ouvrières, la note fut suffisamment salée pour permettre d’employer le reste de la semaine les chevaux à faire des courses à 0fr.80.

M. le Maire fait ressortir que le public ouvrier avait trouvé un avantage dans le nouveau tarif qu’il a cru devoir autoriser, le périmètre est étendu du passage à niveau à l’octroi de la route de La Fère ; les cochers y gagnent la taxe des bagages que la Compagnie a promis de leur abandonner ; ils doivent aussi être augmentés et, bref, si les engagements pris vis-à-vis des cochers ne sont pas exécutés, M. le Maire rapportera son arrêté.

M. Dutilleul (de la C.G.T) se déclare pour une fois de l’avis du citoyen Charles (socialiste-républicain).

M. JULES Lemaire dit que les petits loueurs par concurrence chargent encore aux anciens tarifs.

M. Charles revient à la charge pour demander de ramener le prix de la course à l’ancien tarif.

Il n’est pas question que des prétendus intérêts des cochers et de ceux des ouvriers qui, exceptionnellement, prennent un fiacre. De la clientèle habituelle, il n’en est pas question.

Aucune décision n’est prise- et ne peut être prise …..

                            

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