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Sous la Botte (4)

                                                     SEPTEMBRE 1914

        Ce mois de septembre 1914 fut celui des grandes émotions : au commencement, l’écho indistinct, mais harmonieux d’une grande victoire française qui alla s’enflant jusqu’à la fin ; vers le milieu, l’espoir presque tangible de la délivrance et, le jour comme la nuit, le canon avec des crescendo et des decrescendo que nous nous expliquions au mieux de nos désirs pu de nos illusions.

LA BANQUE DE FRANCE

            La Banque de France est une sorte de centre nerveux ; elle est impressionnée par les bruits et les paroles qui tendent à troubler l’état pacifique de l’opinion.

             L’ultimatum de l’Autriche à la Serbie et les conséquences qu’on fut amené à en déduire ne manquèrent pas de l’émouvoir. À partir du 25 juillet, le public exigea de la succursale des retraits nombreux et apporta des billets à changer contre espèces sonnantes. Les ordres de vente de valeurs à la Bourse se précipitaient. L’inquiétude s’accentua jusqu’au 31 juillet. À la fin du mois, la succursale mit progressivement en circulation 600 000 francs de petite monnaie réservée « pour une circonstance exceptionnelle. » L’or ne sortait plus. Le décret de mobilisation activa les demandes de remboursements. Depuis plusieurs années, l’administration centrale de la Banque avait fait déposer dans les succursales des paquets cachetés « à ouvrir en cas de guerre. » Les paquets furent donc ouverts qui contenaient des coupures de 5 et 10 francs à peu près disparues de la circulation et une note interdisant de toucher à l’encaisse métallique. Tout était prévu.

              L’affluence fut bientôt telle aux guichets qu’il fallut établir un service d’ordre. Si les uns voulaient vendre leurs titres, les autres les apportaient à garder et le personnel de répondre : « Gardez-les vous-même », ce qui est la sagesse.

             Au fur et à mesure de l’avance allemande, la Banque, n’ayant aucune confiance dans sa qualité de propriété privée protégée par les conventions de la Haye, faisait évacuer ses succursales par échelons. Saint-Quentin avait reçu les registres et archives de Maubeuge et de Valenciennes. Il fallut bientôt songer à s’en débarrasser. Cela se fit sans précipitation. Le 27 août au matin, il restait encore 7 millions de francs, dont les trois quarts en billets, le reste en or et en écuss. Pour déloger ce fonds de caisse au dernier moment, le directeur de la succursale, M. Michel, avait fait appel aux pouvoirs de réquisition de l’autorité militaire et à la bonne volonté de certains possesseurs d’automobiles, administrateurs ou censeurs de la Banque ; les assurances les plus formelles lui avaient été données. Le canon du 26 était, croyait-on, celui d’une armée de secours….. Il n’y avait donc pas péril en la demeure. Le canon du 27 prend tout à coup une tout autre signification. Malgré la résistance du chef de gare, M. Michel réussit à faire accrocher une locomotive à un wagon où l’on avait entassé la comptabilité, et en route !

             Pour les fonds, avec les assurances qui lui ont été données, il en sortira  toujours et  n’aura que l’embarras du choix de ses sauveurs… Malheureusement, aucun ne se présente ni ne répond aux sollicitations… Les automobiles ont  disparu avec leurs possesseurs. M. Michel s’inquiète.  À 11 heures et demie, M. Jean Le Camus, gendre de M. Edouard  Cogne, l’un des censeurs  de la Banque , arrive aux nouvelles avec une auto Clément , modèle e 18-24, modèle ancien,  mais solide et vite. Il accepte de charger les millions, mais il et entendu qu’il n’ira pas jusqu’à Compiègne et reviendra aussitôt. Il n’a pas déjeuné, ni dit adieu aux siens… Les dépêches sont si rassurantes ! Et pourtant l’on voit éclater au loin des shrapnels dans le ciel bleu….. –Allez donc jusqu’à Paris, dit M. Michel. Ça paraît se gâter. Soit, mais alors avertissez ma famille que je ne rentrerai que demain. Quand on part, on ne sait jamais quand on reviendra. M. Le Camus ne devait revenir que cinq ans après. Les sept millions étaient tout prêts. On empile dans l’auto 330  kilogrammes d’or, des écus, des billets et quelques livres de comptabilité, au total 600 kilos. Deux emplies armés sautent dans l’auto et l’on démarre. Tout le long de  la route. Tout le long de la route,  , on demande à M. Camus :Qu’est-ce qui se passe ? – Nous en savons autant que vous, répond-il. Les convois anglais enlevaient avec beaucoup humanité et infiniment de complaisance les pauvres gens qui préféraient fuir devant l’invasion  qu’ils pressentaient toute proche,  et leur instinct ne les trompait pas !

                  À Compiègne, on laisse passer un gros orage. À partir de là, la route est libre et l’on peut presser l’allure. On arrive à Paris avant le soir. M. Picard, le secrétaire général de la Banque de France, se fait présenter les courageux saint-quentinois, les félicite et les remercie. M. Jean Le Camus demande un reçu qu’on lui dit qu’on lui délivrera le lendemain dans la matinée, après vérification, naturellement. Il s’en va aussitôt à l’Elysée, chez son proche parent, le général Beaudemoulin, chef de la maison militaire et qui remplit les importantes fonctions d’inspecteur de la défense de Paris. Là, il obtient tout de suite la communication téléphonique avec Saint-Quentin. – Quoi de nouveau ? – Rien de particulier.

                     Le lendemain (vendredi 28 août, jour de l’occupation de Saint-Quentin par les Allemands), M. Jean Le Camus est de bonne heure à la Banque, mais le travail de comptage n’est pas achevé. Il retourne donc à l’Elysée et redemande Saint-Quentin. Inutile de dire qu’avec l’Elysée, les demoiselles du téléphonen’ont pas leurs nerfs. – Allo ! Allo !, Quoi de nouveau ? – Rien d’extraordinaire….. Cependant, on entend des coups de fusil…. Quand tu reviendras, surtout apporte des journaux, qu’on sache enfin les nouvelles ! M. Jean Le Camus le promet et en achète une collection. L’après-midi, à 3 heures, il reçoit enfin son reçu des mains de M. Picard er, retourne dire adieu à ses hôtes et parents de l’Elysée, il réclame encore une fois la communication téléphonique avec Saint-Quentin pour annoncer son retour. C’est la vielle bonne de la maison qui répond : - Ah ! quel bonheur, Monsieur Jean, nous étions si inquiets !.....  - Qu’est-ce qui arrive donc ? – C’est les Prussiens qui z’arrivent… - Pas possible ! – Si, ils sont au bout de nt’rue (des Etats-Généraux). Madame Beaudemoulin se trouvait à côté de son cousin. Très angoissée, elle demande : - Que dit-on de Saint-Quentin ? Que les Allemands sont là….. et qu’on tire des coups de fusil…. Et qu’ils entrent chez nous… - Je vais faire prévenir le Président.

                Et voilà comment l’on apprit par une vielle servante, au siège même du gouvernement, que l’ennemi n’était plus qu’à cent cinquante-deux kilomètres de Paris.

                Retournons à la Banque.

                Le lendemain de l’entrée (le 29 par conséquent), première visite allemande à la succursale. Un officier supérieur d’administration, brutal, revolver au poing, vient demander si l’on n’est pas dépositaire de fonds appartenant à la Ville ou à l’Etat. – Ni à l’une ni à l’autre ; il n’y a rien en caisse. – Faites-en la déclaration écrite. Le directeur s’exécute. L’officier met le papier dans sa poche et dit : Nous serons dans trois jours à Paris ; je vérifierai et si vous avez menti, vous serez fusillé.

               Le 2 septembre, nouvelle visite : un intendant, des hommes munis de tout un attirail de cambrioleurs, un interprète. La conversation s’engage : - Je viens visiter la caisse. – Je suis tout disposé à vous la monter. Mais auparavant je proteste contre cette perquisition en invoquant la convention de La Haye que vous avez signée : nous ne sommes pas une banque d’Etat, mais une banque privée. – Permettez ! Un Etat a toujours besoin d’une banque. Nous considérons, nous, Allemands, qu’une banque d’émission est une banque d’Etat. – Ce n’est pas exact du tout. Je proteste encore une fois. Néanmoins, portes et tiroirs sont ouverts. Ahurissement général. L’intendant, qui a essuyé plusieurs fois le verre de son monocle et poussé des Oh ! et des Ah ! en se livrant à des additions multipliées, conclut : - Pourtant, vous devez avoir 7 millions. – C’est une erreur, dit tranquillement M. Michel, je ne dois rien avoir du tout, et il montre le bordereau de sortie qui fait la balance et qui a échappé à l’officier. –Comment, s’écrie-t-il, votre dernier envoi est du 27 ? –Parfaitement ! Il n’y avait pas à insister. L’autorité allemande insista cependant. Le baron de Wesel, intendant en chef du corps bavarois, se présenta le 15 septembre avec douze hommes armés, ses officiers de plume et ses cambrioleurs en uniforme : - Ouvrez les caisses, commandait-il sèchement. – Je proteste au nom des conventions de La Haye, répéta M. Michel, qui n’avait qu’un argument, mais s’y tenait. – Monsieur, lui dit textuellement Wesel, les conventions de La Haye n’existent plus :  nous ne renommassions d’autres lois que celles que nous faisons. Donnez-moi vos clefs par conséquent ; sinon, nous ouvrons au chalumeau. Les moindres recoins furent visités avec un soin extrême. On enleva les crayons, les plumes, les sacs à espèces, une liasse de coupures oubliées (7 000 francs) et une somme de 223 francs – la caisse noire des petites erreurs courantes – que le caissier, M. Prodhomme, avait eu l’imprudence de laisser dans son tiroir.

                                              

              Nous nous retrouverons encore une fois à la succursale de la Banque de France. Disons ici seulement que quand les choses commencèrent à aller moins bien pour les Allemands, elle reprit subitement sa qualité de banque privée protégée par les élastiques conventions de La Haye. M. Prohomme y gagna deux cent vingt-trois francs qu’alors on lui restitua.

ASPECT DE LA RUE. –

                          LES ALLEMANDS FONT TÊTE À QUEUE.

             Le gaz est resté allumé  depuis l’entrée des Allemands ; les rues, dans lesquelles ont bivouaqué d’innombrables troupes, sont très sales ; sur le terre-plein de la place où, aussitôt arrivés, les soldats sont passés à la tondeuse, le vent joue avec des cheveux blonds. Les quelques magasins qui rouvrent timidement exposent aux convoitises ennemies de lamentables rossignols. Les passants, le teint terreux, s’effacent le long des murs ; leur silhouette même est changée et, à moins qu’ils ne soient de vos relations quotidiennes, vous avez peine à les reconnaître. Plus de marché, mais les petites voitures chargées de légumes sont vidées instantanément. Convois, bataillons, équipages de ponts, batteries, escadrons se succèdent.  Dès le 3 septembre, il débarque des régiments du chemin de fer. La police volontaire – qui fait du zèle – conseille de rentrer chez soi à 5 heures « en prévision de graves événements. » L’heure « légale » du couvre-feu est 7 heures. Ainsi en a décidé le commandant de la place à la suite de la découverte d’une queue de rat  éteinte dans le dépôt du chemin de fer de Guise. Tentative d’incendie ! Affiche comminatoire. La ville est frappée d’une amende de 50 000 francs.

              Mais voilà qu’à partir du 10 septembre, tout ce grand aria militaire fait demi-tour. Au lieu d’aller du nord au sud, il va du midi au septentrion. Ainsi défilent  à triste allure les 15e et 16e hussards, le 2e uhlans poméranien, le 17e dragons mecklembourgeois, etc . Beaucoup de chevaux ont l’échine de misère et sont tenus en mains par des soldats de toutes armes. Une brigade de cavalerie est presque entièrement démontée. Un immense convoi, parti de Saint-Quentin par la route de La Fère, y rentre précipitamment et prend la route de Péronne. Les états-majors rappliquent. Les blessés sont évacués.

Chose à ne pas croire : dans une troupe de fantassins traînant les talons, je relève les numéros suivants : 77e, 78e, 163e, 164e et … des hussards … Où est le bataillon de soldats mécaniques qui poussait un hourra sur ma petite Place à l’aube du 29 août ? Des dépêches absurdes, mais non complétement fausses, circulent sous le manteau ; nous y reviendrons tout à l’heure. Voici qui est plus sérieux : des journaux qu’on a pu se procurer – comment ? – parlent en termes sybillins d’un recul forcé des Allemands. Paris est sauvé, vive la France ! Emmanuel Lemaire me rapporte qu’un officier logé chez lui a dit : « Si les Saint-Quentinois savaient ce qui vient de se passer, ils illumineraient. » Mais que s’est-il passé ? Nous le saurons – assez mal, mais enfin nous le saurons – plus tard, beaucoup plus tard : c’est la Marne ! Et ce constant défilé de cavalerie, c’est la course à la mer.

                                                                

L’ESPOIR DE LA DÉLIVRANCE

                Or, nous avions, au début de cette course à la mer, failli être délivrés. Par qui et comment, nous l’ignorâmes jusqu’à la fin, mais le fait était là : les français s’étaient avancés jusqu’à Fayet, c’est-à-dire dans la banlieue immédiate de Saint-Quentin. Le général Corvisart a bien voulu, en une note très précise, décrire à notre intention les phases de l’action qu’il mena sur Saint-Quentin. Nous en citerons le passage essentiel.

               On sait qu’après la victoire de la Marne, Joffre conseilla à Maunoury, pour qui l’on avait créé une armée, de remonter la rive droite de l’Oise afin de tâcher de déborder l’aile droite ennemie. Mais la fatigue terrassait les hommes, les chevaux étaient sur les boulets, les munitions se faisaient rares, si bien que cette excellente idée stratégique ne put être réalisée. Et l’on eût été débordé soi-même (car les Allemands, à bout de résistance physique et morale, recevaient des renforts importants et frais), si Castelnau, par un audacieux glissement d’armée, n’y eût paré. 

              Nous sommes au moment critique (16 et 17 septembre). Le 1er corps de cavalerie (général Bridoux), mène. Sous des ordres et sous ceux du général Buisson, commandant la 1ère division, le général Corvisart, après avoir délivré Peronne, pour peu de temps ; hélas ! s’avance par Roisel, Templeux-le-Guérard et Hargicourt sur Bellicourt à la tête de la brigade de dragons (27e et 32e régiments). Ici nous lui passons la plume :

              16 septembre. – 8 heures 30 : La brigade capture (27e dragons) les quatre télégraphistes allemands du poste de Bellicourt (grande route de Saint-Quentin au Catelet), profondément occupés à leur service. Un de leurs cyclistes est tué, l’autre fait prisonnier.

                La brigade s’établit au nord-ouest de Nauroy, sa batterie sur la route Nauroy-Bellicourt.

          -8heures 45 : La section de mitrailleuses du 27e dragons, placée vers Riqueval, ouvre le feu sur deux automobiles allemandes venant de Saint-Quentin par la grand ‘route. L4e escadron du 27e dragons, qui accourt au galop, en capture une. Deux des occupants sont tués ; les trois autres (officiers d’un bataillon du chemin de fer) sont faits prisonniers. La seconde automobile, qui suivait à assez grande distance, parvient à s’échapper en rebroussant chemin dans la direction de Saint-Quentin.

             -10 heures : Ordre à la brigade Robillot (de la 5e division de cavalerie) d’aller opérer des destructions aux gares de Busigny et de Bohain. Ces opérations sont accomplies avec succès. La 5e division de cavalerie s’empare également d’un convoi automobile, au nord du Catelet.

               -10 heures 10 : Ordre à la brigade Corvisart de se diriger vers Saint-Quentin, occupant d’abord les passages de Pontruet, sur l’Omignon (7 kilomètres au nord-ouest de Saint-Quentin).

                -15 heures : Ordre à la brigade Corvisart de se porter sur les pentes au sud-est de Pontruet ; puis, à 16 heures 30, ordre de se porter avec une batterie au sud-ouest de Fayet, d’où elle canonnera la gare de Saint-Quentin où un grand mouvement de trains est signalé.

                -À 17 heures, après avoir contourné Fresnoy-le-Petit par l’ouest, la brigade atteint, avec son avant-garde, la Tour (à mi-chemin entre Fayet et Selency), d’où les vues sur Saint-Quentin sont très étendues ; une vive fusillade part du bois de Fayet et oblige à se couvrir de la crête.

                Les 1er, 2e et 3e escadrons du 32e dragons mettent pied à terre et disposent leurs tirailleurs au nord-ouest de Fayet, à cheval sur le chemin de Fresnoy-le-Petit à Fayet. Ils ouvrent le feu sur les tireurs ennemis de la lisière ouest du bois de Fayet.

               La section de mitrailleuses du 27e dragons, abritée dans une carrière, à 200 mètres environ à l’est de la Tour, prend comme objectif une compagnie d’infanterie ennemie aperçue au stationnement dans un chemin creux allant de Saint-Qurentin à Fayet. Cette compagnie subit des opertess et se repkie précipitamment sur Saint-Quentin, à l’entrée nord duquel on aperçoit des tentes de bivouac. Les mitrailleuses tirent ensuite, à 1 600 mètres, sur un convoi d’artillerie se dirigeant vers l’orphelinat Saint-Jean.

                 -À 17 heures 30, une batterie ennemie, placée dans la partie nord de Saint-Quentin, canonne les fourrageurs du 27e dragons, les escadrons en réserve en arrière, puis la batterie (capitaine Crousse) qui établie auprès de la Tour, vient de signaler sa présence en ouvrant le feu sur  la gare de Saint-Quentin.

                  Soumise aussitôt à un feu violent, elle subit jusqu’à la fin du hourdes pertes sensiblesen hommes et en chevaux.

                  À la nuit tombée, vers 21 heures, grâceau concours d’attelages de fortune, fournis par le 27e dragons, et sous la protection de cavaliers à pied du 32e dragons peut être dégagée et rallie Pontru 

                  -17 septembre. – Midi : la 5e divission de cavalerie, à sa gauche, appuiera son mouvement

    

                 -14 heures : Arrivée au sud de Bernes, la 11e brigade de dragons aperçoit une très vive et courte fusillade. Le général Bridoux, commandant le corps de cavalerie, et, et son état-major, en automobiles, sont tombés dans une embuscade  ennemie entre Pœuilly et Vermand. Le général Bridoux est ramené à Pœuilly, où il meut à 10 heures. Le commandant Lanquetot, le capitaine de La Bégassière et plusieurs hommes ont été tués. Le capitaine d’Andigné est blessé, ainsi que d’autres officiers et hommes L’attaque sur Saint-Quentin est abandonnée.

               Le général Bridoux était le grand chef de la cavalerie française.

Sa mort fut un désastre.

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