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Sépulture d'Eugène Corrette

 

Walincourt (59)

Eugène Corrette est né le 22 août 1891 à Walincourt  ( Nord) 

Il commencera sa carrière d’instituteur à Bohain. En 1914, il est mobilisé comme sous-officier au 43ème R.I. Il sera blessé à Chavonne le 12 novembre 1914. Il ne cessera de se distinguer durant toute la guerre par sa bravoure, son endurance et son énergie. Il sera plusieurs fois cité : à l’ordre du Régiment le 12 novembre 1914, puis 4 fois à l’ordre de la Division de 1916 à  1918 et à l’ordre de l’Armée, ce qui lui octroiera la Croix de Guerre 14-18 avec 2 étoiles de bronze et 4 étoiles d’argent. Il terminera capitaine et sera fait chevalier de la Légion d’Honneur le 14 mars 1921.

Entre temps, il épousera, une institutrice, Lucie Françoise Augustine Bérard, originaire de Saint-Quentin, le 26 mars 1918 à Paris Après la guerre, il retournera enseigner à Bohain, puis à Wassigny et à Fresnoy-le-Grand. En 1931 il sera nommé directeur de l’école de garçons Paringault à Saint-Quentin et habitera l’école 2 rue de Vermand. Son épouse décédera à ce domicile le 2 mai 1935. Le 7 août 197, il se remariera avec Reine Marie Eugénie Dangleterre. En 1939, il sera mobilisé, puis réintégrera Saint-Quentin à l’école des Patriotes, celle de Paringault étant réquisitionnée comme hôpital  secondaire.

En 1943, il est chargé par le chef de la Résistance pour l’arrondissement de Saint-Quentin, Claude Mairesse, de constituer des groupes de combat. Le capitaine Corrette avait comme pseudonyme : « Andrieux » et participera à de nombreuses réunions, en présence de son épouse et à de nombreux parachutages et transports d’armes.

Le 27 août 1944, c’est en se rendant à une de ces opérations, au terrain « Cantine » au lieu-dit de Méraulieu, entre Fieulaine et Montigny-en-Arrouaise, qu’il fut massacré avec 18 de ses camarades en traversant Fontaine-Notre-Dame. Son épouse, surveillée à son domicile à l’école des Patriotes arrivera à transmettre des documents et à les dissimuler aux yeux de la Gestapo. Elle échappera ensuite de justesse à des tirs allemands lors de la libération.

Le capitaine Eugène Corrette sera décoré de la médaille de la Résistance à titre posthume en 1946. Une école et une rue porteront son nom. Celui-ci est inscrit sur les monuments aux morts de Saint-Quentin, de Walincourt et des Fusillés de Fontaine-Notre-Dame. C’est à Walincourt qu’il sera inhumé avec ses parents et son épouse.

       Plaque de la sépulture de Walincourt réalisée par Jacques Landouzy

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