Articles, photos, gravures

Articles ❯ Les rues, les avenues, les places, etc... ❯ Rue Jules Coupé

Rue Jules Coupé

      

                                                      La rue Jules Coupé en 1914

Elle commence à la fin de la rue Camille Desmoulins et mène à la rue Raymond Delmotte. Cette rue de Remicourt était encore il y a quelques années jalonnée de nombreux petits commerces. C’est au n°2 qu’on y trouvait le Skating-Rink, évoqué dans la rubrique « Saint-Quentin, il y a 100 ans – Par la ville en skating-Rink ». C’est dans cette rue aussi qu’a vécu le grand oncle de Lionel Jospin, l’ancien premier ministre.

Rue nouvelle, elle fut nommée par le Conseil Municipal du 31.10.1902 : « Jules Coupé ».

Jules Coupé était originaire de  Saint-Quentin.  À 12 ans, il suit des cours de mécanique et reçoit même une prime de 100 francs par la Société académique. Jusqu’à 17 ans il suit des cours de mécanique et de chauffage et est récompensé par des prix et médailles.

Reçu brillamment, à un examen de mécanicien, il s’engage à 18 ans dans la Marine. Pendant 20 ans, il va faire par mer plusieurs fois le tour du monde et sera apprécié de ses supérieurs. C’est ainsi qu’il se trouve le 11 octobre 1900, officier mécanicien en chef sur le contre-torpilleur « La Framée ».

Cette nuit-là, l’Escadre de la Méditerranée, dont faisait partie le contre-torpilleur, faisait route vers le détroit de Gibraltar. La nuit était très claire et calme. Vers minuit, l’amiral, à bord du Brennus, fit signe à « La Framée » d’approcher pour recevoir un ordre. Il devait virer à gauche, mais au lieu de cela, il continua sa route et fut percuté par le Brennus. Problème de machines ou erreur humaine, on ne le saura jamais.

En quelques minutes « La Framée » coulait et 47 hommes mourraient, dont le Commandant de Mauduit du Plessix et l’officier Jules Coupé qui avait donné sa ceinture de sauvetage à un membre d’équipage. Tous les deux eurent une fin héroïque, refusant d’abandonner leurs hommes.

C’est donc  en son honneur que la ville nomma cette rue de Remicourt. Il était père de 4 enfants et son épouse mourut de chagrin 2 mois après.

                                               

                                       Le Petit Journal relatant la perte de la "Framée"

                                          © Maryse Trannois

     

Retour en haut