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Place Crommelin

                                                          Situation de la place sur un plan de 1950

 

Elle se trouve au croisement des boulevard Richelieu , rue des Etats Généraux, boulevard Roosevelt, rue Georges Pompidou et rue Kennedy.

On la connait plus sous le nom de place des Quatre Colonnes en raison d'un bâtiment au coin de la rue des Etats généraux et du boulevard Roosevelt qui a quatre colonnes. Cet immeuble existait déjà en 1827 sur un document iconographique. C'était là que les marchands devaient s'acquitter d'une taxe, l'octroi, perçue par les municipalités pour le passage de certaines denrées comme le vin, le sucre, le café ... 

C'est dans la partie gauche de ce bâtiment que s'installe le 1er garage de la ville au début des années 1900, la seconde étant un café.

La pharmacie qui se trouve de l'autre côté de la rue des Etats Généraux existait déjà avant la guerre 14 mais en 1876, c'est une charcuterie tenue par M. Capelle puis par M. Duplessis en 1895.

Le café de l'horloge entre la rue Georges Pompidou et la rue Kennedy a perdu son horloge depuis longtemps. Ce n'est que dans les années 30 qu'il portera ce nom. Cet établissement  abrite avant la Grande Guerre des écuries pour les chevaux, loue des chambres aux voyageurs de passage.

Le véritable nom de cette place est Crommelin en souvenir d'Armand Crommelick qui arrive à Saint-Quentin en 1570. La ville a été complètement détruite en 1557.

Armand Crommelinck possède une grande propriété  autour de Courtrai  où il a un rôle influent, achetant et expédiant d'immenses quantités de toile pour l'exportation vers d'autres pays, en particulier vers l’Angleterre.

Devant la ville, Armand Crommelin constate que le sol convient à la culture du lin : c’est un sol très meuble, silico argileux. Il y a de l’eau, la Somme passe à Saint- Quentin pour blanchir les toiles et ces eaux s’avéreront être excellentes. Il s’installe dans le quartier St- Thomas, quartier réservé aux protestants. Il fait venir des métiers et commence alors à fabriquer des quantités de toiles et de batistes. Il  fait croître l'industrie locale et donne du travail aux 2/3 de la population. Il est très difficile de préciser le nombre exact d’ouvriers,  beaucoup vivaient à la campagne et avaient plusieurs activités. C’est toute une région qui renaît. Les toiles de Saint- Quentin sont très recherchées, on les achète de partout. Et en 1579, Armand Crommelin quitte définitivement Courtrai chassé par la persécution des protestants par le duc d'Albe,  pour installer ses fabriques à St- Quentin.

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