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Groupe scolaire Ferdinand Buisson

80 Rue Henriette Cabot
A la fin des années 60, le Conseil municipal aborda à plusieurs reprises un programme de constructions de groupes scolaires pour satisfaire d’une part aux nouvelles instructions ministérielles et d’autre part à l’importance des effectifs des écoles en service.

© Collection particulière


Le projet de construction d’un groupe scolaire Chemin de Gricourt fut pris en considération au cours de la séance du 28 juin 1971, pour desservir le lotissement de 503 maisons individuelles, le « village de Cépy », issu du concours Chalandon (lauréat de la promotion du logement individuel), alors en plein chantier et situé au nord du nouveau Centre Hospitalier en voie d’achèvement.

Il en avait déjà été question au Conseil municipal du 2 octobre 1970 au cours duquel il avait été envisagé la construction d’un groupe scolaire et d’un C.E.S 900, avec installations sportives. On disposait de tout le terrain nécessaire, puisqu’à l’époque, il n’y avait guère que la Ferme de Cépy et ses dépendances à cet endroit.

L’affaire avait été décrétée d’utilité publique le 22 janvier 1971 sur le programme présenté par le Recteur d’Académie le 14 septembre 1970 et mise aussitôt à exécution (expropriation et indemnisation des deux
propriétaires).
Le projet retenu, après avis de l’Académie, fut celui de M.CANONNE architecte à Saint- Quentin, prévoyait une école primaire de 10 classes et une école maternelle de 4 classes, 2 classes de perfectionnement et 2 logements de fonction. Le devis estimatif s’élevait à la somme de 2 062 336 F approuvé par délibération du 15 décembre 1971, lequel était porté à 2 080 848 F le 27 juin 1972.

Abandonnant le mode de construction traditionnelle, le Conseil municipal avait opté pour la construction en panneaux de béton précontraint, plus rapide. C’est alors qu’intervinrent les difficultés de financement, dues en partie à l’administration préfectorale (retrait de subvention à cause du changement de construction).
Le Conseil municipal décida alors de geler la construction du groupe scolaire du Chemin de Rouvroy (future école Paul Bert) qui ne revêtait pas un caractère d’urgence et d’utiliser les crédits, soit 636 421 F (subvention d’Etat du 12 mars 1970) pour achever celle du Chemin de Gricourt. L’administration préfectorale, toute puissante à l’époque, refusa. Le sénateur-maire Braconnier s’adressa directement au Ministre (14 mars 1972) et obtint gain de cause. Le préfet n’eut plus que le plaisir de lui annoncer que sa demande avait été satisfaite et
complétée par une subvention de 480 000 F sur le programme départemental de 1973 (arrêté du 29 septembre 1972).
La Ville compléta le reliquat par un emprunt.
Il n’y eut que peu de changements dans le projet initial, uniquement des modifications sollicitées par l’Inspecteur d’Académie facilement adaptables au plan approuvé.
Avant même l’achèvement, le Conseil municipal lui attribua le nom de « Groupe scolaire FERDINAND-BUISSON » dans sa séance du 27 décembre 1972.
Voici les éléments retenus pour ce choix :
« Ferdinand BUISSON (1841-1930) -
Pédagogue français né à Paris - Collaborateur de Jules Ferry pour l’organisation de l’école primaire en France - Fondateur de la Ligue des Droits de l’Homme - Prix Nobel » - cf article séparé.
Le groupe scolaire ouvrit ses porte à la rentrée de 1973.
A la rentrée de 1974, les prévisions des effectifs étant dépassées, il fallut installer 2 classes préfabriquées (coût : 250 000 F sur emprunt) - disparues depuis avec les mesures de carte scolaire.


FERDINAND BUISSON


© Collection particulière


Une plaque qui retrace fidèlement la motivation du Conseil municipal a été apposée sur l’école, mais Ferdinand BUISSON, en son temps, participa à toutes les actions touchant la laïcité y compris dans la séparation des Eglises et de l’Etat.
(Voir article séparé le concernant).


LE GROUPE SCOLAIRE
Comme il a été dit plus haut, ce groupe appartient à la nouvelle génération de constructions en béton précontraint. La brique n’est utilisée qu’en décoration.
Il s’élève sur deux niveaux avec toiture en terrasse.
Au rez-de-chaussée s’étend un vaste préau fermé avec toilettes filles et toilettes garçons, à l’extrémité duquel se trouve l’accueil avec le bureau du directeur à droite, et la salle des maîtres à gauche. A chaque extrémité un
escalier permet d’accéder à l’étage. Côté parking, se trouvent les classes le long d’un couloir central.
A l’étage, un couloir central donne accès à quatre salles de chaque côté. Sur le côté couret au milieu, deux classes ont été converties en salle de documentation et local informatique.
Les locaux sont bien exposés et la cour de récréation est suffisamment grande pour l’ensemble des élèves. Sur le côté opposé au bâtiment se trouvent les anciens logements de fonction donnant sur la Rue Henriette- Cabot.
Au cours de l’année 1987, des travaux d’entretien entrepris par beau temps sur la terrasse tournèrent à la catastrophe. Pendant un week-end, les ouvriers partirent sans couvrir. Un orage provoqua des infiltrations qui finirent par détériorer l’ensemble des sols qu’il fallut entièrement rénover.

© Collection particulière

© Collection particulière


L’école maternelle ferme la cour sur l’entrée du parking. Elle est bâtie de plain-pied et du même mode que le primaire; elle contient actuellement quatre classes avec salle de repos et salle d’évolution. Une cour de
récréation aménagée pour les petits s’étend entre le bâtiment et une haie doublant laclôture.
Dans sa séance du 15 juin 1976, le Conseil municipal retint le projet de décoration de Mr Pierre Elie Gardette (arrêté du 23 octobre 1975) consistant en un panneau de mosaïque et d’ardoise de 2,30 m x 2,45 m apposé sur le mur de l’école maternelle, pour un montant de 11 068 F.


QUELQUES NOMS D’ANCIENS ENSEIGNANTS
Mr BAUDOIN, Mr BEC, Mr SOISSON, Mr
MARCELLIN, Mme WARIN, Mme MARCEROU,
Mme MANESSE

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