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A la gare

 

A l’occasion des travaux que l’on fait actuellement à la gare le « Combat » écrit :

« Il y a longtemps hélas, que nous avons – sans succès-  exposé notre idée sur les différents projets qui intéressent extérieurement la gare.

Il faudrait que la compagnie de Nord, à qui appartient déjà la  moitié de la place achète les quatre ou cinq maisons qui se trouvent dans l’angle et fasse construire sur ce côté droit une façade qui ferait suite à celle qui existe.

Ce serait très bien et rendrait plus faciles les exigences de la vie intense d’aujourd’hui.

Il faudrait aussi supprimer l’inutile  passerelle laquelle ne sert guère qu’aux gamins qui vont s’y casser bras et jambes et il faudrait la remplacer par un passage souterrain.

La municipalité de ce côté devrait supprimer les douze ou quinze balais retournés qui ont la prétention d’être des arbres et qui, vus du canal masquent la gare et vus de la gare masquent l’entrée de la ville et le pont – qui a coûté assez cher pour qu’on lui reconnaisse de la beauté !

Une belle place asphaltées, sans bancs voilà qui remplacerait avantageusement l’oasis de la gare.

Les tramways au lieu de faire le tour de la place, ce qui ne sert à rien, sinon à gêner les voituriers et les piétons devraient avoir leur point terminus en face de l’hôtel du même nom.

De quoi ? Vous dîtes que cela regarde la municipalité ?

Parfaitement ! Aussi nous transmettons nos réflexions- qui ne datent pas d’hier- au maire de Saint-Quentin, en l’assurant qu’elles ne sortent pas de la tête d’un maboul et qu’à ce titre, elles méritent d’être examinées !

C’est assez juste. Il faut toutefois reconnaître qu’il est plus pratique de prendre le tramway devant la gare, où il est actuellement, qu’à l’hôtel Métropole (anciennement Terminus). Et puis, pour le service des tramways une boucle est préférable à une impasse. De ce côté, il n’y aurait rien à changer.

De même, on ne gagnerait rien à faire un passage souterrain pour les piétons au lieu d’une passerelle au passage à niveau. Le passage souterrain n’aurait de raison d’être qu’à l’intérieur de la gare. Là seulement, il serait surveillé et nettoyé.

Quand à la transformation la plus urgente, c’est de décapiter impitoyablement tout ce qui dépasse dans le square bourbeux, la taille d’un buisson.

Mais, que d’encre et que d’efforts représente une pareille réforme!

 

Journal de Saint-Quentin

Novembre 1912

B.M. Fonds local

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