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CROIX-ROUGE FRANCAISE

 

CROIX-ROUGE FRANCAISE

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UNION DES FEMMES DE FRANCE

 

Comité de Saint-Quentin

 

On nous communique :

Le comité saint-quentinois de l’Union des Femmes de France a organisé depuis 18 mois des cours d’infirmières professés par un grand nombre de docteurs de la ville.

Le programme comportait : Leçons générales d’hygiène hospitalière (locaux ; malades et blessés) – opérations de petite chirurgie, instruments ; – notions élémentaires d’anatomie et de physiologie, anatomie des régions ; – pansements, matériel de pansement, antisepsie et asepsie ; – premiers soins aux blessés, soins particuliers aux malades et blessés, subsistances alimentaires et médicamenteuses ; - administrations.

Ce programme contient, comme on voit tout ce que doit savoir une infirmière. Il a fourni la matière de deux séries de cours bi- hebdomadaires et d’une durée de 3 mois au terme desquels un jury composé de docteurs civils et militaires a fait passer les 4 juin, 9 et 10 juillet les examens pour l’obtention du certificat d’études (1er degré) et du diplôme d’infirmière-ambulancière (2ème degré).

Au premier de ces examens, 14 dames ont été admises (dont 2 instruites par le comité de l’Union à Ham) et qui ont subi des épreuves particulièrement brillantes. Déjà l’année dernière, 16 dames du comité de Saint-Quentin avaient reçu le certificat de ce premier degré.

Pour le 2ème degré, l’enseignement comprenait des cours pratiques faits par Melle Charlot, directrice surveillante du pavillon Girard de Vasson.

Dans les salles du pavillon, les Femmes de France ont appris à soigner les malades, à exécuter des appareils et des pansements, à pratiquer la petite chirurgie. Elles ont en outre assisté les chirurgiens dans les opérations les plus variées. Elles ont enfin étudié l’administration d’un hôpital militaire, dont les hôpitaux auxiliaires de la Croix-Rouge en temps de guerre suivent dans une certaine mesure l’organisation.

La sanction définitive de ces études théoriques est la délivrance du diplôme d’infirmière de l’Union, après un examen dit du second degré, et divisé en 3 parties : orale ; écrite et pratique.

Les épreuves du second degré ont été suivies cette semaine, les 8 et 9 juillet.

Le jury a jugé huit aspirantes déjà titulaires du certificat d’études du premier degré dignes de recevoir ce diplôme d’infirmière de l’Union et a décerné à plusieurs l’une ou l’autre des mentions élogieuses, « parfaitement bien », « très bien », « bien ».

Le résultat n’est pas seulement à l’éloge des lauréates, il l’est dans une très grande mesure à celui des médecins-conférenciers, à la surveillante et à la présidente du comité qui dans un esprit de collaboration aussi étroite que désintéressée, ont commencé à grouper et à former les éléments nécessaires au fonctionnement d’un hôpital auxiliaire de 100 lits.

Ajoutons que pour clôturer l’année scolaire, dans  la pensée de procurer des ressources à l’Union, pour soulager nos soldats au Maroc, les dames du Comité de Saint-Quentin avaient décidé de vendre une rosette tricolore à l’occasion de la fête nationale.

Une réunion avait eu lieu pour l’organisation de cette vente.

Ayant appris que les dames de la Société de Secours aux Blessés avaient de leur côté décidé de vendre le 14 juillet un insigne patriotique semblable, le Conseil de direction a immédiatement renoncé à faire coïncider son initiative avec celle de la Société sœur, ne voulant pas que la saine et cordiale émulation ressemble à une concurrence.

En conséquence, la vente d’un insigne par l’Union des Femmes de France est remise à une date ultérieure.

En attendant, le Comité de Saint-Quentin vient d’envoyer une somme de 500 francs pour les soldats du Maroc.

  

Journal de Saint-Quentin

Juillet 1912

BM. Fonds local.

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