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 La Charité - École de Filles

38 bis rue des Cordelières (actuelle rue des Patriotes)
                                        

Les soeurs de Saint-Vincent de Paul ou Filles de la Charité s’installent à Saint-Quentin en 1685, rue aux tripes (actuelle rue du Wé) et à d’autres endroits pour y instruire les pauvres et offrir la gratuité de l’école. Elle seront emprisonnées 8 mois, en l’an II et leurs établissements passeront sous contrôle de la municipalité et deviendront des bureaux de bienfaisance. Après avoir occupé divers lieux, elles s’installeront en 1845 dans la maison Bornival où se trouvait avant la Révolution le couvent des Cordelières chassées en 1798. Ce bâtiment était situé rue des Cordelières et faisait l’angle avec celle des Agaces. L’aile donnant dans cette rue datait de 1717 et l’autre de 1737. En 1854 on y construira une chapelle, qui existe toujours.
En 1845, un traité est passé entre la municipalité et la soeur supérieure pour l’entretien de l’immeuble et la nourriture des soeurs. Un contrôle effectué en 1848/1849 nous indique qu’il y avait 4 classes :
Classe élémentaire, 2ème classe, 3ème classe, classe supplémentaire dont le niveau s’était sérieusement élevé. L’école était dirigée par une soeur avec 4 adjointes. Deux autres classes seront créées pour accueillir 700 élèves. En 1867, lors de la visite du ministre Victor Duruy il est dit : « Où 40 à 50 enfants pourraient tenir normalement, 150 enfants sont entassés sous la surveillance d’une seule soeur ».
Soeur Birot deviendra directrice le 10 octobre 1872 et aura 7 adjointes.
Un mémoire de 1877 nous apprend que le mode d’enseignement était simultané que le nombre élèves est passé de 655 en 1872 à 535 en 1876 (avec l’ouverture de l’école du faubourg d’Isle), mais qu’il a toujours 223 filles en trop pour les 7 classes.
En 1889 les 7 classes d’une surface de 30 à 75 m² ont en moyenne 50 élèves. Il y a 2 cours de récréation de 303 m² et 503 m² et 7 cabinets d’aisance.

                                                           Hospice de la Charité avec l'école de filles

Le 30 octobre 1886, la loi interdit aux religieux d’enseigner dans le public. Mais ce n’est que le 23 décembre 1898 que celle-ci sera appliquée, en profitant de la retraite prochaine de la directrice, Soeur Bigot. L’immeuble étant vétuste, la ville doit rendre les locaux en y faisant les travaux qu’elle aurait dû y effectuer ou les racheter aux propriétaires, les hospices.
La 2ème solution sera votée et par arrêté préfectoral du 25 avril 1899, l’école de la Charité était laïcisée avec effet au 1er mai 1899, obligeant la directrice et le personnel enseignant à remettre à la mairie le soir même où la décision leur a été signifiée les clefs de l’école qui devra être occupée par la ville.

                                                   

                                                    Porte à côté de la chapelle de la Charité aujourd'hui

 

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