Articles, photos, gravures

Articles ❯ Saint-Quentin , il y a 100 ans ❯ Caisse d'épargne et câbles des PTT

Par la ville, La Caisse d'Epargne, les câbles des P.T.T.

 

C'est une plainte générale dans la rue du Palais de Justice; les travaux de la Caisse d'épargne y salissent tout. Et ils ne sont pas prêts d'être finis! Quand on passe par là et qu'on entre ensuite chez les gens, on y laisse des traces. Commerçants, rentiers, hôteliers, tout le monde gémit.

On a fini par verser sur le trottoir, où l'on ne peut ni trotter ni marcher un tombereau d'escarbilles. C'est mieux que rien, mais cela ne suffit pas.

Au dégel, les escarbilles seront loin et ce sera un cloaque. en été la cloaque se transformera en boîte à poussière: les habitants de la rue de Palais de Justice n'ont pas fini!

Il y aurait un moyen qui nous a été suggéré par un homme compétent. La ville a, en ses réserves, de nombreux pavés. Si l'on en plaçait une centaine, au sable tout simplement, devant la porte principale du chantier , le problème de la propreté relative serait résolu.

Nous croyons que la cause est entendue car l'argument ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd.

Quand aux deux louis de frais que nécessitera ce travail de la ville pourrait en présenter la note à la Caisse d'épargne qui ne refuserait certainement pas de la payer. Il va de sa bonne réputation dans son nouveau quartier, où, en ce moment, elle est maudite. D'un seul coup - de pavé- elle peut remonter dans l'estime des populations.

A propos de pavés, l'administration des P.T.T. continue à se moquer de la Ville. Comme il y a longtemps que cela dure, il n'y a pas de raison pour que cela finisse.

Les derniers travaux pour la pose des câbles souterrains ont laissé des souvenirs sur certaines chaussées de la ville: on suit le tracé des câbles grâce à l'affaissement qui s'est produit, les tranchées ayant été insuffisamment comblées. Ces travaux se font, comme par un fait exprès, au plus mauvais moment de l'année, toujours à l'approche de l'hiver, mais encore une fois,  il n'y a rien à faire, c'est l'habitude, et plus on s'y ancre.

En tout cas, il appartient à la municipalité de mettre en demeure l'administration  des P.T.T  de remettre nos chaussées en état le plus tôt possible.

LEBAUDAUD

Le journal de Saint-Quentin

Février 1914

B.M. Fonds  local

Retour en haut